La production de la Somme ne représente qu’une très faible part de la production nationale. Toutefois, elle s’est fortement développée au cours de ces dernières années. Pratiquée, la plupart du temps en complément d’autres productions sur les exploitations agricoles, elle regroupe des modèles très diversifiés, tant par la taille des ateliers que par le type de production pratiqué. Dans la Somme, on recense quelques gros élevages à l’est du département. En 2001, la production s’élève à 960 000 poules pondeuses, celle des poulets de chair à 1 068 000.
L’aviculture
Le secteur avicole est aujourd’hui géré de façon très moderne est s’est spécialisé dans trois directions : la reproduction, la production d’œufs et la production de viande.
La reproduction Les œufs sont obtenus par insémination artificielle. Ils sont achetés par des éleveurs qui les font éclore dans des couveuses électriques. Après leur éclosion, les poussins sont triés et vaccinés puis vendus à des centres d’élevage.
Les œufs A 18 semaines, la poulette devenue poule pondeuse, rejoint une exploitation qui produit des œufs pour les consommateurs. Elle pondra en un an 285 œufs environ, immédiatement récupérés dans des sortes de gouttières, calibrés puis mis en boîte pour la vente. La France compte 50 millions de poules pondeuses.
La viande D’autres poussins sont destinés à la viande (poulets de chair). Ils sont élevés dans de grands bâtiments et disposent maintenant de plus en plus souvent un parcours en plein air. Ils sont abattus à un mois et demi, voire près de trois mois pour les poulets élevés en plein air. Les oies et les canards sont élevés pour leur viande mais sont également gavés pour la production de foie gras. Canard, dinde, poulet sont également travaillés dans des ateliers de découpe pour être vendus en morceaux (cuisses, magrets, filets, escalopes …) prêts à cuisiner.
La vie d’un poulet fermier Label Rouge
Ce poulet à la vie belle mais il la mérite bien. Pour être sélectionné, il faut que ses parents soient de race rustique, à croissance lente avec une chair d’une grande qualité gustative. Le poussin Label Rouge naît dans un couvoir non loin de l’endroit où vivent ses parents. Après l’éclosion, il rejoindra un poulailler chaud et spacieux éclairé naturellement.
Identifié Dès sa naissance, il reçoit un numéro individuel d’identification. Cette carte d’identité porte le nom et le numéro de l’éleveur, la date de naissance du poussin, des informations sur ses origines et sur son alimentation. On peut ainsi, à tout moment, avoir tous les renseignements sur lui.
Elevé en plein air ou en liberté Dès qu’il a toutes ses plumes, au plus tard 42 jours, l’éleveur lui donne accès à une grande prairie ombragée. Une volaille fermière « élevée en liberté » profite d’un parcours sans clôture. Au coucher du soleil, toutes les poules reviennent pour la nuit dans le poulailler bien à l’abri.
Bien nourri Son alimentation est composée de trois quarts de céréales : graines de maïs, d’orge, de blé, de son de blé. Elle complétée par des protéines végétales (soja, colza, tournesol) ainsi que des vitamines et des sels minéraux comme le phosphore et le calcium. On ne lui donne jamais de farines ni de graisses animales. Dans la prairie, il se nourrit également d’insectes et de vermisseaux. Il avale également des petits cailloux qu’il stocke dans son gésier et qui lui permettent de broyer ses aliments.
Une vie plus longue Le poulet reste à la ferme entre 3 et 4 mois : deux fois plus longtemps que la plupart des poulets standards ! Lorsqu’il atteint environ 2,2 kg, il est emmené à l’abattoir le plus proche. Il y sera emballé avec soin, étiqueté puis livré au magasin.
Contrôle Le groupement qui détient le label rouge est composé des éleveurs, du couvoir, du fabricant d’aliments et de l’abattoir. Chacun à son niveau assure le suivi de la qualité. Mais la réglementation concernant l’élevage du poulet fermier Label Rouge étant très stricte, des contrôles réguliers sont assurés par un organisme certificateur pour vérifier les bonnes conditions d’élevage.
L’étiquette
L’étiquette porte le logo Label Rouge signe de reconnaissance de qualité supérieure. Plusieurs mentions y figurent également : le numéro d’identification du poulet, les mentions « volaille fermière », « élevée en plein air » ou « élevée en liberté », la région d’origine, l’âge d’abattage, le type d’alimentation, la date limite de consommation, le nom de l’abattoir et de l’organisme certificateur. Elle rappelle également qu’il faut tenir le poulet au frais entre 0° et 4°C.