La production de viande porcine varie chaque année. Son minimum a été de 13 420 tonnes en 1986. Le nombre de truies est de 8 780 en 2001.
Evolution de la production porcine
Petit cochon deviendra grand
Le cochon est omnivore et peut donc tout manger. L’éleveur le nourrit cependant principalement de céréales (75% : orge, seigle, blé,…), de pois, de colza, de soja qu’il complète avec des minéraux et des vitamines. Le porc ne mange qu’un à deux kilos d’aliments par jours, alors qu’il est le champion de la croissance, passant de 1,5 kg à la naissance à 100 kg à 6 mois !
La truie, la femelle du verrat, attend ses petits (jusque 12 par portée) pendant près de quatre mois. L’éleveur la place au calme dans la salle de gestation (grossesse) où elle nourrira ses porcelets pendant un mois. Ensuite, c’est le sevrage : pendant un mois l’éleveur leur donne une alimentation adaptée. Ils rejoignent ensuite les autres porcs pour l’engraissement pendant 4 mois à l’issue desquels ils seront emmenés à l’abattoir.
Contrairement aux idées reçues, le cochon est propre. D’ailleurs les bâtiments et installations sont soumis à des règles très strictes d’hygiène. Les porcheries sont nettoyées quotidiennement. Le lisier (déjections liquides) est utilisé pour fertiliser les champs.
Dans le cochon, tout est bon
La viande de porc est maigre car on peut facilement séparer les parties grasses de la viande proprement dite. Pauvre en cholestérol, riche en minéraux et en vitamine, elle est recommandée aux enfants. La viande de porc est saine et savoureuse. La qualité des races, l’état sanitaire des élevages, les mesures prophylactiques (prévention et guérison des maladies), l’alimentation équilibrée, le transport et la préparation des porcs, les techniques d’abattage, sont autant de facteurs que les éleveurs maîtrisent et cherchent à perfectionner en permanence. Les conseils et les contrôles vétérinaires les y aident. Les efforts de traçabilité permettent aux producteurs de garantir l’origine du cochon aux consommateurs.
Le cochon a inspiré les charcutiers qui nous proposent une large palette gastronomique : jambon cru, cuit ou fumé, petit salé, saucisses, rillettes, saucissons, andouillettes, pâtés, boudins, jambonneaux, lardons…
Ses soies (poils) servent à faire des brosses. Avec sa graisse, on fait du savon. Même sa vessie est utilisée pour faire des abats-jours translucides.