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  Les betteraves


En quelques chiffres...

La production de betteraves est de 25 489 tonnes en 2001 pour le département.

Evolution des surfaces et rendements en betteraves

 
Année
Surfaces (ha)
Rendement (tonnes par ha)
1980
61 880
47,5
1994
43 700
64,2
2001
42 200
60,4

Les débouchés :

Regroupement important des sucreries :
- Saint Louis Sucre : Roye, Eppeville (sucrerie et distillerie d’alcool)
- Béghin Say : Société des Hauts de France (Abbeville) et Union SDA (Boiry-62)
- Stés Vermandoise Industries : Sainte-Emilie

Cette industrie produit également 111 000 tonnes de pulpes sèches et 383 000 tonnes de pulpes surpressées.




La betterave

La betterave sucrière possède une grosse racine pivotante à chair blanche, qui lui permet de stocker son énergie sous forme de sucre. En Europe, sa teneur en sucre oscille entre 16 et 20%.

La betterave exige, pour bien se développer, des terres riches, labourées profondément et bien préparées. I faut également un climat tempéré, humide d’avril à septembre, avec une période sèche juste avant la récolte. En France, elle est surtout cultivée au nord de la Loire.

Plante bisannuelle, la betterave a un cycle de vie qui s’étale sur deux ans :
› La première année, elle se développe et stocke ses réserves en sucre dans la racine
› La deuxième année, elle utilise le sucre en réserve pour accomplir sa phase reproductrice (elle fleurit et donne des graines)

Pour en extraire le sucre on doit donc la récolter à la fin de la première année.





De la plante au sucre

Une fois récoltées, les betteraves sont transportées rapidement à la sucrerie. A leur arrivée, on les pèse et on mesure la teneur en sucre afin de rémunérer l’agriculteur. Dans une sucrerie de betteraves, le travail s’ordonne ainsi :

› Lavage des betteraves et découpage en fines lamelles appelées cossettes
› Diffusion : les cossettes circulent lentement dans l’eau à 70° pour que le sucre qu’elles contiennent passe progressivement dans l’eau
› Filtration : le jus contenant le sucre est filtré pour le séparer des impuretés
› Evaporation : le jus est porté à ébullition pour que l’eau s’évapore. On obtient alors un sirop épais qui contient 70% de sucre
› Cristallisation : on ajoute à ce sirop concentré un peu de sucre glace pour amorcé la cristallisation. On arrête la cuisson sous vide dès que les cristaux sont suffisamment gros (0,5 à 1 mm)
› Essorage : dans de grosses essoreuses appelés turbines tournant à 1500 tours/minute, les cristaux de sucre sont séparés du sirop. Il ne reste plus sur les parois de l’essoreuse que le sucre cristallisé blanc
› Conditionnement : le sucre est séché puis stocké en vrac ou conditionné (sacs, morceaux).






Rien ne se perd…

Lorsqu’on extrait le sucre de la betterave, il reste des pulpes dont on se sert pour l’alimentation animale. Dans le cas de la canne, il reste la bagasse (fibres de cannes) utilisée comme combustible.
De la mélasse, sirop final non cristallisable, on extrait des levures pour la boulangerie.
A partir de la fermentation des jus de betteraves, on produit de l’alcool pour l’industrie alimentaire, la parfumerie et la pharmacie. Celles des jus de canne à sucre donne le rhum.






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