C'est
un aliment qui possède des gènes empruntés à d'autres
organismes vivants. Les chercheurs les transforment ainsi pour
obtenir des aliments qui répondent aux critères
du marché qui est de plus en plus exigeant. Les critères
en question sont: plus de résistance aux insectes, une
plus grande durée de conservation…
Quels sont les intérêts
des OGM ?
Les
premières plantes génétiquement modifiées
l’ont été pour des raisons agronomiques :
résistances à des insectes ravageurs, tolérances à certaines
herbicides biodégradables…
A
l’avenir ces plantes pourraient avoir de multiples applications
dans le domaine de la diététique : aliments « zéro
calorie », huiles équilibrées…
La
santé est un autre champ d’application possible
des OGM. Des plantes pourraient être génétiquement
modifiées pour réduire leurs carences naturelles
en vitamines ou en oligo-éléments.
Dans
l’industrie, de nombreux produits sont issus de la
transformation du pétrole dont les ressources s’épuisent.
Des plantes génétiquement modifiées pourraient
fabriquer directement les molécules recherchées
par l’industrie en remplacement du pétrole.
Quels sont les risques liés
aux OGM ?
Les
risques portent essentiellement sur la qualité de
l’alimentation, en particulier sur l’éventuelle
apparition de propriétés allergiques.
Des analyses et contrôles très stricts sont assurés
au cas par cas pour chaque demande d’expérimentation
et de mise en culture de plantes génétiquement
modifiées.
D’autres
craintes ont été exprimées
sur la dissémination de ces plantes et de leur pollen.
C’est pourquoi, avant toute autorisation de mise en culture,
des études sont menées pour vérifier que
les plantes génétiquement modifiées n’ont
pas d’impact négatif sur le milieu naturel et la
biodiversité.
Ces risques potentiels suscitent des craintes dans l’opinion
publique. Les demandes des consommateurs ont été prises
en compte pour l’information sur les produits. Les aliments
contenant des OGM sont obligatoirement étiquetés.
Les
consommateurs doivent également avoir la liberté de
choisir. En 2000, un certain nombre d’organisations des
filières agroalimentaires et associations de consommateurs
ont recommandé la mise en place de deux filières
séparées, dont une filière « non OGM » qui
correspond à la demande actuelle.